Costaros, c’est où exactement ?
Costaros, c’est le genre de village que tu ne traverses pas par hasard. Perché à plus de 1100 mètres d’altitude, au cœur de la Haute-Loire, il se niche sur le plateau volcanique du Devès, entre Le Puy-en-Velay et Langogne. Ici, l’air est pur, les routes sinueuses, et les paysages te donnent cette impression d’être ailleurs, un peu hors du temps.
Administrativement, on est dans le département 43, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le bourg fait partie de la communauté de communes du Pays de Cayres-Pradelles. C’est petit, mais bien vivant. Et surtout, c’est une étape sur la voie Régordane, un ancien chemin de pèlerinage aujourd’hui prisé par les randonneurs. Bref, un vrai coin de France qui sent bon le granit et les genêts.
Que voir à Costaros ?
Ce qui saute aux yeux en arrivant, c’est l’église. Dédiée à Saint-Joseph, elle a ce charme un peu austère des édifices auvergnats, toute en pierre sombre, avec une silhouette trapue qui résiste au vent. À deux pas de là, un monument aux morts atypique : pacifiste, rare en France. Il rend hommage à tous les morts de toutes les guerres, sans distinction. Forcément, ça interpelle.
Autre point d’intérêt : l’étang du Péchay, au sud du village. C’est un maar, c’est-à-dire un ancien cratère volcanique devenu plan d’eau. Un chouette coin pour une pause pique-nique ou une balade en fin de journée, quand la lumière dorée tombe sur les herbes hautes. Et puis, il y a les ruelles, les toits de lauze, les jardins en terrasses… rien de spectaculaire, mais un vrai cachet rural.
Quelles balades autour de Costaros ?
Pour marcher dans le coin, t’as l’embarras du choix. La voie Régordane (GR700) passe carrément par le bourg : c’est une ancienne route de muletiers qui reliait le Puy à Saint-Gilles, dans le Gard. Le sentier est bien balisé, et tu peux faire des tronçons sans te lancer dans l’itinérance complète.
Pas loin, la cascade de la Beaume offre un joli spot rafraîchissant — parfait l’été. Et pour les amateurs de paysages lunaires, le lac du Bouchet, à une quinzaine de kilomètres, vaut vraiment le détour. Ancien volcan lui aussi, avec son eau sombre et ses bois tout autour. En hors saison, t’y croises plus de chevreuils que de touristes.
| Balade | Durée | Niveau | Départ |
|---|---|---|---|
| Voie Régordane (tronçon Costaros-Pradelles) | 2h30 | Facile | Place de l’église |
| Cascade de la Beaume | 1h A/R | Moyen | Parking de Solignac |
| Lac du Bouchet (tour du lac) | 45 min | Très facile | Aire du lac |
Quels produits locaux déguster à Costaros ?
Alors là, on ne peut pas parler de Costaros sans mentionner le Bleu de Costaros. C’est un fromage au lait de vache, à pâte persillée, assez doux mais avec du caractère. Perso, je l’ai goûté sur une tranche de pain un peu rustique, au marché — un vrai bonheur. Il est encore fabriqué de façon artisanale, dans le coin, et il mérite largement qu’on le glisse dans son sac à dos avant de repartir.
Tu trouveras aussi d’autres spécialités de la région : lentilles du Puy, charcuterie auvergnate, confitures maison. Et côté boisson, si tu croises un petit vin de pays ou une liqueur locale, n’hésite pas à demander au producteur. Les discussions autour d’un stand valent parfois autant que la dégustation elle-même.
Quand se tient le marché de Costaros ?
Le marché hebdomadaire a lieu le mercredi matin, sur la place du village. Pas très grand, mais sincère. Tu y croises des producteurs du coin, des habitués qui discutent, et parfois même quelques randonneurs de passage qui refont le plein de provisions.
On y trouve surtout des produits frais : légumes, fromages, pains au levain, un peu de viande parfois. Ce que j’aime, c’est l’ambiance simple et sans chichi. Un papy m’a même filé un coin pour bivouaquer, entre deux étals de légumes et une discussion météo. Bref, un marché comme on les aime, humain et utile.
Où dormir à Costaros ?
Pour passer la nuit à Costaros, tu peux opter pour un gîte rural, une chambre d’hôtes ou même un petit Airbnb chez l’habitant. J’ai dormi chez une famille adorable qui loue une chambre avec vue sur les pâturages : rustique mais super propre, et le petit-déj avec confitures maison, top.
Il y a aussi quelques hébergements autour, vers Cayres ou Saint-Jean-Lachalm, accessibles en voiture. L’été, les randonneurs du GR700 trouvent parfois un spot pour planter la tente dans un champ ou chez des locaux. Si tu viens hors saison, pense à appeler en avance, certains logements ferment une partie de l’année.
Infos pratiques : climat, accès, horaires
Costaros, c’est de l’Auvergne pure souche, donc niveau météo, attends-toi à des hivers rudes et des étés plutôt frais surtout le matin. Le vent souffle souvent sur le plateau, et les nuages aiment bien s’attarder. L’avantage, c’est qu’en été, t’es jamais écrasé par la chaleur. En revanche, si tu viens hors saison, prévois la doudoune, même en mai.
Côté accès, le plus simple reste la voiture. Depuis Le Puy-en-Velay, tu mets environ 30 minutes via la D88. Pas de gare à Costaros même, mais des bus desservent la région (rarement). Le stop fonctionne bien ici — j’en ai profité deux fois en une journée. Parking facile et gratuit partout dans le village.
| Mois | Temp. Moy. Jour (°C) | Précipitations | Remarques |
|---|---|---|---|
| Janvier | 1°C | Neige fréquente | Routes parfois gelées |
| Juin | 18°C | Pluies éparses | Idéal pour randonner |
| Août | 22°C | Risque orageux | Très vert, paysages superbes |
Mon avis sur Costaros
En vrai, Costaros m’a surpris. Je m’attendais à un bourg paumé sans charme, et j’ai trouvé un village vivant, accroché à son histoire, avec des gens accueillants et un vrai sens du partage. C’est pas le genre d’endroit où tu fais la fête jusqu’à 2h du mat, mais pour souffler, randonner, manger local et discuter avec des vieux du coin, c’est parfait.
Le bémol ? Pas grand-chose à faire le soir, pas de resto ouvert toute l’année, et pas évident sans voiture. Mais franchement, si t’as besoin d’un break loin du bruit, entre deux étapes plus touristiques, Costaros vaut largement qu’on s’y arrête une journée ou deux.


