Visiter Plouy-Saint-Lucien : entre mare disparue et nature paisible

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Où se trouve exactement Plouy-Saint-Lucien ?

Je suis tombé sur Plouy-Saint-Lucien un peu par hasard, en traînant du côté de Beauvais. Tu sais, ces coins paumés que t’ignores sur la carte, mais qui ont un petit truc. Plouy, c’est pas un village, c’est un hameau. Une poignée de maisons, une route étroite, et au bout, le silence. Administrativement, ça dépend de Beauvais, dans l’Oise, en région Hauts-de-France.

Pour t’y rendre, regarde sur la carte : ça se trouve à une dizaine de kilomètres à l’ouest de Beauvais, pas loin de la D931. Le coin est entouré de champs et de bosquets, typique de la campagne picarde. Pas de centre-ville, pas de commerce — juste le calme et une drôle de mare dont on va reparler.

Pourquoi la mare de Plouy-Saint-Lucien est-elle à sec ?

C’est le genre de nouvelle qui fait lever un sourcil : en avril 2025, la mare du hameau était complètement à sec. Pas juste un peu basse — non, un sol craquelé, des roseaux secs, plus une goutte. Les anciens du coin n’avaient jamais vu ça aussi tôt dans l’année.

D’après les infos locales (merci L’Observateur de Beauvais et Actu.fr), les habitants se sont mobilisés : pétition, alertes à la mairie, inquiétude grandissante. Faut dire que la mare servait à la fois de réservoir écologique et de point de fraîcheur. Ce n’était pas qu’un trou d’eau : c’était un bout de vie du hameau.

Le maire a promis une étude hydrogéologique — reste à voir ce que ça donnera. En attendant, l’eau n’est pas revenue. Et certains parlent déjà de sécheresse chronique.

Quel impact local sur l’écologie et les habitants ?

Franchement, quand tu vis ici, la mare c’est plus qu’un décor. C’est un refuge à grenouilles, un point de halte pour les oiseaux migrateurs, et un coin d’ombre l’été. Son assèchement a mis à mal pas mal d’équilibres : adieu libellules, bonjour moustiques ailleurs.

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Aline, une habitante que j’ai croisée en bordure, m’a dit : « Ça pue la vase sèche maintenant. Et y a plus un crapaud. » Le pire, c’est que sans eau stagnante, les larves prolifèrent ailleurs — dans les gouttières, les bacs, les flaques. Et là, les risques sanitaires pointent le bout du nez.

Mais ce qui m’a frappé, c’est la tristesse des gens. Maurice, un vieux du hameau, m’a sorti : « J’ai vu le coin changer, mais ça… c’est pas normal. » La mare était un repère. Et sa disparition, un signal.

Quelle randonnée faire autour de Plouy-Saint-Lucien ?

Si t’aimes marcher sans croiser trop de monde, le coin est fait pour toi. Y a une boucle de 13 kilomètres qui part de Plouy, traverse champs, sous-bois et petits hameaux. Rien d’extrême : un bon mix entre plat et faux-plats, avec quelques passages plus frais sous les arbres.

Je l’ai faite un matin de mai, brume au départ, puis grand ciel bleu. Pas un bruit, sauf les moineaux. Tu longes la fameuse mare (ou ce qu’il en reste), puis tu bifurques vers La Neuville-Vault. Le terrain est praticable, même après une pluie. Juste prévoir des chaussures correctes.

Voici un petit récap’ utile si tu comptes te lancer :

Élément Détail
Distance 13 km
Durée moyenne 3h30
Niveau Modéré
Balisage PR jaune (assez bien entretenu)
Points d’eau Absents, prévoir sa gourde

Quels services trouver à proximité du hameau ?

Alors, soyons clairs : à Plouy même, nada. Pas de bistrot, pas d’épicerie, rien. Pour ça, faut viser Hermes (à 6 km) ou Beauvais (à 10 km). Là-bas, t’as ce qu’il faut : boulangeries, restos, supermarchés, hébergements.

Si tu cherches à dormir dans le coin, je te conseille une chambre d’hôtes côté La Neuville-Vault ou vers Ons-en-Bray. Ambiance tranquille, petits déj’ maison, et parfois même vue sur les collines. Côté resto, Le Grillon à Hermes m’a bien calé pour pas trop cher.

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Comment accéder à Plouy-Saint-Lucien ?

Le plus simple, c’est la voiture. Depuis Beauvais, tu suis la D931, puis une petite route de campagne qui t’amène au hameau. Pas de panneau tape-à-l’œil, mais tu reconnais vite l’entrée avec ses deux rangées d’arbres.

Pas de parking officiel, mais tu peux te garer le long du bas-côté sans gêner. En transports en commun, oublie : pas de bus, pas de gare. Il faut vraiment penser en mode autonomie. GPS : 49.4590° N, 2.0235° E — ça t’amène pile à la mare (ou ce qu’il en reste).

Quelles infos pratiques avant de venir ?

Plouy-Saint-Lucien, c’est pas la Côte d’Azur : ici, mieux vaut bien choisir son moment. Le printemps est agréable, mais si tu vises la mare… ces dernières années, elle se vide tôt. Évite les périodes trop sèches (avril–août), sauf si tu veux voir le sol craquelé et l’ombre d’une grenouille.

Côté équipement, prends de quoi t’hydrater, une carte ou GPS hors-ligne (réseau capricieux), et de bonnes chaussures. Respecte les clôtures : certains passages traversent des terrains privés.

Respect de la mare en période sensible : Même si elle semble vide, la mare reste un écosystème fragile. Évite d’y marcher ou de déranger les zones humides : certains amphibiens y pondent encore au printemps.

En résumé : que retenir de Plouy-Saint-Lucien ?

Plouy-Saint-Lucien, c’est le genre de lieu qu’on ne cherche pas, mais qui te marque. Une mare mystérieuse, des chemins déserts, un calme un peu brut. Y’a pas de monument, pas de foule. Juste une ambiance à part, un décor qui change, un hameau qui vit lentement.

Moi, j’y ai vu un coin qui interroge : sur le climat, sur nos habitudes, sur ce qu’on appelle “un lieu vivant”. Est-ce que j’y retournerais ? Pas pour la mare, clairement. Mais pour la balade, l’atmosphère… et le silence, oui.

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Léo Martel

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